En collaboration avec la Compagnie Mirage

Sarah Baltzinger et Lozange Lab ont collaboré à partir de janvier 2016 à juin 2016 pour la création du spectacle WHITE BEAST, actuellement toujours en tournée.

L’ouverture au travail numérique pour la Compagnie Mirage : 

Suite à la rencontre avec Anthony Zollo du Collectif Paradigme et les deux créateurs de Lozange Lab, le désir d’allier corps et numérique grandit chez la chorégraphe pour en devenir un axe de travail important.

En se détachant de l’idée de simple projection, il s’agit de développer et de créer des contacts entre l’inter- prète au plateau et le média numérique. Comment le corps en mouvement peut-il devenir initiant et ne plus être dans l’unique réaction à la technologie ? Face à la société contemporaine, dominée par la vitesse et la technologie, il s’agit de prendre le pas sur ces entités puissantes pour les faire nôtres.

Découvrez ici le teaser de la création en 2016 :

En créant des systèmes innovants, tout en prenant l’idée de dispositifs simples par nécessité au plateau, il s’agit de proposer des formats sensoriels et uniques, des expériences et des voyages durant lesquels poésie et beauté du temps présent se juxtaposent à la notion d’irréel. Se dévoilent alors la part d’humanité et de vie découlant de la naissance d’être digital. Naviguant entre le sensoriel et le vivant, il s’agit donner corps au numérique par le mouvement, lui donner vie.

Cette coopération artistique, rassemblant des créateurs spécialisés dans des disciplines différentes, évolue vers un travail à moyen terme, chacun étant porté par l’idée de se retrouver à un endroit à mi-chemin, à un croisement. De ces rencontres naissent des possibilités de création novatrices, uniques et diverses. La création technologique et le travail numérique entrent en interaction avec des regards féminins, là où le sensoriel dans le digital peut être perçu comme une maternité, là où la sensibilité des propos se conjugue avec puissance et subtilité.

C’est ainsi que Anthony Zollo et Sarah Baltzinger ont su créer une passerelle sensible et pertinente entre leur deux univers.

En quoi cette pièce est-elle novatrice, différente, originale ?

Des interfaces en direct sur le plateau – une image vivante, interactive, et intelligente.

«Dans cette œuvre, le dispositif numérique – composé d’une caméra infra-rouge 3D et d’un vidéoprojecteur – sera utilisé pour capter le mouvement et produire instantanément et de manière non-préétablie un univers visible, intangible et génératif, obéissant à sa propre logique de construction, d’évolution et de destruction.
La notion de temps-réel est primordiale car elle permet de pousser le concept de mise-à-nue, elle exacerbe la prise de risque et laisse place à l’improvisation. Confrontation permanente, aller-retour incessant, flux d’énergie s’annihilant ou s’amplifiant entre la danse et une nou- velle forme de vie numérique sensible, rendue capable – par le biais d’algorithme – de comprendre et de réagir dans l’instant.

Empruntant à l’art génératif, l’Intelligence artificielle créée, onde mouvante, instable, changeante et de disposition nouvelle à chaque repré- sentation, comme douée de sentiments propres, choisit de se laisser apprivoiser, dominer ou d’entrer en opposition.
Fruit d’un travail de digitalisation initié dès la genèse de la pièce, les émotions et les énergies que souhaitait communiquer la chorégraphe ont été retranscrite dans des algorithmes où l’inertie, la vitesse, le magnétisme deviennent des paramètres et des variables ajustables com- prenant leur part d’aléatoire et d’imprévisible, comme une extension d’un corps en mouvement– un double numérique imparfait.»

Augusta Guernier – Lozange Lab

Découvrez ici les interviews des créateurs :

Découvrez ici un trailer en cours de process en mai 2016 :