La Belle Au Bois Dormant

LA BELLE AU BOIS DORMANT

Dans ce conte chorégraphique, Sarah Baltzinger joue sur le principe des deux lectures du conte: une lecture onirique, destinée aux enfants, et une sous-lecture, celle qui délivre les messages sous-jacents.

Ainsi, cette proposition chorégraphique en noir et blanc se pose comme plateforme de réflexion quant à l’héritage que nous portons tout le long de notre élévation sociale, questionnant les contes qui ont bercé nos enfances.

Ce genre littéraire suscite les désirs, crée nos peurs et nous délivre des croyances.

Cette adaptation du conte a été choisi car il permet d’exploiter un certain nombre de pistes chorégraphiques. De plus, son esthétisme, son univers et ses messages sous-jacents permettent une adpatation contemporaine des plus intéressantes.

 

QUELLE EST LA TRACE QUE LE CONTE LAISSE SUR NOUS?

Ici, l’idée est de jouer et de mettre en forme cette peur, ces désirs et cette frontière entre l’identification aux personnages bons et cette admiration légèrement malsaine pour ces personnages malveillants.

Ici, la frontière est mince et ténue, le conte est relatée, mais qui est qui, nous ne savons plus, nous ne savons point. Nous nous noyons dans cette texture grisante qui donne corps à des personnages exploités, extrapolés, sur le fil du rasoir, et victimes de leur propres croyances qui poussés, à leur extrêmes et basculés dans le questionnement et la tentation, vont contoyer les vertus du vice et de la chair. D’abord destinés aux enfants, les contes regorgent des trésors cachés d’interprétations où le vraisemblable et le symbolique se croisent délibéremment dans le but de répondre à des besoins primaires et de faire ressurgir nos désirs archaïques, les relations inconscientes, l’espace transitionnel.

Pour rendre hommage au conte tel qu’il est, nous jouerons sur tous les aspects qu’il prône, l’identification, l’humour, l’admiration et la peur.

 

Chorégraphie: Sarah Baltzinger
Interprètes : Maria D’Angelo, Chloé Apfel, Sarah Baltzinger, Alexandre Lipaux
Maquillage : Mélodie Scagnoli
Costumes : Louise Corseret
Création musicale : Guillaume Jullien
Création lumière : Soizic Lambin et Laurent Moreau
LE TEASER